Le portrait de

3 ACCOMPAGNANTES ÉDUCATIF ET SOCIAL

Louna, 24 ans,
FAM les Tilleurs, complexe du Pays d’Aix

Très jeune Louna ressent le besoin d’accompagner les plus fragiles. Avec une maman assistante de vie c’est un peu dans son ADN : « un petit bout de moi à besoin d’aider ».
En 2018 elle entreprend une formation pour devenir Accompagnante Educatif et Social (AES) : « J’ai fait ma demande pour passer le concours, d’ailleurs pour l’oral j’étais très stressée, je ne m’attendais pas à ce genre de questions. J’avais bien révisé toutes mes lois et finalement les questions étaient sur ma personnalité, sur mon choix de parcours. »
Louna intégrera alors l’Institut Méditerranéen de Formation (IMF) pour 13 mois. Elle y alternera cours théoriques et nombreux stages : « je suis assez distraite généralement, mais quand quelque chose m’intéresse je suis à fond. On voyait beaucoup de formes d’handicap, les profs étaient géniaux. Il y en a une qui se mettait en situation, c’était une très bonne comédienne. »
Elle sera diplômée à l’âge de 20 ans.
C’est en mai 2023 qu’elle intégrera le FAM Les Tilleuls. En quelques mois elle connait parfaitement les 8 personnalités de son unité, les rituels et besoins de chacun. Repas, médicaments, toilettes, activités, Louna s’adapte à eux : « je leur demande toujours comment ils veulent s’habiller ». Si elle ne cache pas son affection pour Paulette, c’est à l’ensemble des résidents, âgés de 60 à 85 ans, qu’elle offre sa bienveillance.

AES PORTRAIT Louna Dossier spécial UNAPEI ALPES PROVENCE

« Ici, c’est comme une famille, si quelqu’un n’est pas là, ils demandent tous où il est. Parfois ils se disputent mais ils sont toujours très attentifs les uns aux autres. C’est un peu comme un repas de famille » explique Louna en souriant. Mais le métier est difficile affirme Louna, même si selon elle tout le reste compense « Il faut avoir un grand cœur pour recevoir tout l’amour qu’ils te donnent, parfois ça déborde. À l’école on nous apprend à avoir une distance, mais c’est compliqué, par exemple moi j’adore leur donner des surnoms ». 

Propos reccueillis par Lucile Bouillot, Responsable du service Communication